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Mis à jour le 31/10/2016

• Les bénéfices de l’activité physique l’emportent sur les effets néfastes de la pollution : continuons à bouger !

L’activité physique augmente l’absorption pulmonaire des polluants atmosphériques, et risque d’augmenter leurs effets nocifs sur les maladies respiratoires chroniques.
OBJECTIFS:
Déterminer si les avantages d’une activité physique, en cas d’asthme ou Broncho-Pneumopathie Chronique Obstructive (BPCO), l’emporte sur le risque d’exposition à des niveaux de pollution atmosphérique élevés dans un milieu urbain.
METHODES:
Un total de 53.113 personnes(50-65 ans) ont signalé une activité physique au moment du recrutement (1993-1997) et ont été suivis jusqu’en 2013. Les niveaux de dioxyde d’azote (NO2) ont été estimées  au moment du recrutement.
MESURES ET PRINCIPAUX RÉSULTATS:
Un total de 1.151 personnes ont été hospitalisés pour asthme et 3225 pour BPCO pendant les 16 années. Les auteurs ont trouvé des associations inverses entre la participation aux sports (hazard ratio [intervalle de confiance de 95%]: 0,85 [0,75 à 0,96]), le cyclisme (0,85 [0,75 à 0,96]) et les hospitalisations pour asthme. Et la participation aux sports (0,82 [0,77 à 0,89 ]), le cyclisme (0,81 [0,76 au 0,87]), le jardinage (0,88 [0,81 au 0,94]), la marche (0,85 [0,75 à 0,95]) et les hospitalisation pour exacerbations de BPCO. Les auteurs ont trouvé des associations positives entre NO2 et hospitalisation pour asthme (1,23 [1,04 à 1,47]) et de la BPCO (1.15 [1.03-1.27]).  Les auteurs n’ont trouvé aucune association entre activité physique + NO2 et exacerbation d’asthme ou de BPCO.
CONCLUSIONS
Les bénéfices de l’activité physique l’emportent sur les effets néfastes de la pollution, même en cas d’asthme et BPCO.

RÉFÉRENCES

Fisher JE, Loft S, Ulrik CS, Raaschou-Nielsen O, Hertel O, Tjønneland A, et al. Physical Activity, Air Pollution, and the Risk of Asthma and Chronic Obstructive Pulmonary Disease. Am J Respir Crit Care Med. 1 oct 2016;194(7):855‑65.

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