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Mis à jour le 20/07/2016

Les indispensables pour baigner bébé en toute sécurité cet été.

Résultats de l’enquête de l’association Française de Pédiatrie Ambulatoire (AFPA) sur la baignade de l’enfant. Plus de 600 parents ont participé et ont partagé l’expérience sur mpedia.

Attendre 2 à 3 h après le repas (le temps de la digestion) pour baigner son enfant : une idée reçue qui a la peau dure ! Et pourtant, selon l’enquête 1 parent sur 2 respecte encore ce laps de temps ! Cette idée-reçue semble se transmettre de génération en génération, pourtant elle n’est fondée sur aucun fait scientifique. S’il est bien entendu conseillé de ne pas sortir l’enfant au soleil aux heures les plus chaudes (tenir compte qu’à deux heures, il est en réalité midi au soleil), il n’est pas nécessaire d’attendre 2 à 3 heures après le repas pour le baigner. C’est d’ailleurs le contraire dans certains cas, comme pour les bébés-nageurs : il est conseillé de nourrir les tout-petits avant et après l’activité.

 

Baigner les enfants avant 6 mois : oui mais… Si près de 40% des parents baignent leurs enfants avant l’âge de 6 mois, il faut avoir à l’esprit qu’il a une surface corporelle 2 fois plus importante par rapport à son poids qu’un jeune adulte : il se refroidit donc beaucoup plus vite. Chair de poule, tremblements, claquement des dents, parole saccadée, peau froide, lèvres bleutées/violettes sont les premiers signes de refroidissement pour sortir son enfant au bon moment ; ce que font déjà plus de 44% des parents interrogés. Au sortir du bain, pour éviter l’hypothermie, il est recommandé de retirer tous les vêtements mouillés de l’enfant et de le sécher rapidement.

 

 

La bouée classique : à bannir au profit de systèmes plus sécuritaires L’enquête révèle que près de 25% des parents utilisent une bouée classique, quel que soit l’âge de l’enfant. Si aucun système de flottaison ne peut remplacer la vigilance des parents, la bouée demeure le moins sécuritaire d’entre eux : l’enfant peut se retrouver la tête en bas et ne peut pas alors se retourner. En cause également la qualité aléatoire des bouées et une taille qui n’est pas toujours adaptée à la morphologie de l’enfant. Quant aux brassards près de 46% des parents les utilisent à partir de 2 ans. Il faut rappeler que cet accessoire de protection est une bonne solution mais qui n’est pas infaillible : crevaisons (attention aux épines de rosiers par exemple), brassard mal gonflé, autant de situations à risque… Le maillot flotteur ou la bouée type « puddle jumper » sont les dispositifs de protection conseillés aux parents par les Drs Bocquet et Chabernaud. Ces systèmes ne nécessitant pas d’air, ils ne présentent ni le risque de se dégonfler ni celui de crever et assurent ainsi la flottaison de l’enfant en toute sécurité. Ils présentent également l’avantage de ne pas pouvoir être enlevés par les enfants. Le petit plus : ils peuvent les porter en permanence dès qu’ils jouent près d’un plan d’eau. Rappelons ce triste chiffre : en France on compte, chaque année, 1000 cas de noyades dont 400 mortelles. Retrouvez les informations concernant les premiers gestes de secours sur l’article « Noyade : les premiers gestes à adopter« .

 

 

Attention à la réverbération : les lunettes indispensables pour les enfants ! Selon les résultats de l’enquête, seuls 50% d’entre eux protègent leurs yeux avec des lunettes de soleil. Or une part importante du rayonnement vient de la réverbération, notamment de l’eau et du sable. Les yeux des enfants sont extrêmement fragiles : leur cristallin est perméable aux UVA et ne devient imperméable aux UVA qu’à l’âge adulte. Le port de lunettes de soleil est donc indispensable l’été, dès le plus jeune âge et même par temps couvert ! Pour les choisir, veiller à prendre une monture adaptée, spécifique pour les petits, avec des verres résistants à la casse, idéalement de catégorie 4 (que l’on trouve préférentiellement chez les opticiens),a minima 3, et portant la norme CE.

 

Protection solaire : renouveler l’application après chaque baignade Même si l’enquête révèle que 100% des parents protègent la peau de leur enfant, il est important de rappeler que la crème solaire, quelle que soit sa formulation, doit être appliquée avant de partir pour la piscine ou la plage, et être renouvelée régulièrement et notamment après chaque bain même si la crème est résistante à l’eau. Il existe une large gamme de protections solaires spécifiques pour les enfants, parmi lesquelles on retrouve des particularités liées au filtre utilisé. Filtre chimique, filtre minéral, quelles différences ? Le filtre chimique, présent dans les crèmes solaires dites « organiques », est constitué de molécules qui absorbent les rayonnements du soleil à la place de la peau. Les petits – : il n’est efficace que 30 minutes après l’application et peut présenter un impact écologique. Le filtre minéral, quant à lui, diffracte la lumière et réfléchit les UV à la manière d’une barrière. Les petits + : il est efficace dès l’application, moins allergisant, sa couleur blanche permet de bien voir les parties du corps crémées Le petit – : Même si des progrès ont été réalisés sur la texture, le produit reste plus collant et le fait qu’il soit blanc peut présenter un désavantage pour certains parents.

 

 

 

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